Pourquoi faire évoluer son alimentation ?
Au cours des cinquante dernières années, nos habitudes alimentaires ont profondément évolué. Notre alimentation est devenue plus diversifiée, mais aussi plus riche en sucres, en matières grasses et en produits transformés.
Cette évolution favorise le développement de certaines maladies chroniques, comme le surpoids, l'obésité, le diabète de type 2 ou les maladies cardiovasculaires.
Au-delà de notre santé, nos choix alimentaires ont également un impact sur l'environnement : émissions de gaz à effet de serre, consommation d'eau et d'énergie, pollution des sols et perte de biodiversité.
Privilégier les aliments bruts ou peu transformés
On distingue les aliments transformés, obtenus à partir de procédés simples (comme les yaourts nature, le pain ou les légumes en conserve), des aliments ultra-transformés. Ces derniers sont issus de multiples procédés industriels et contiennent souvent des additifs, ainsi que des quantités importantes de sucre, de sel et de matières grasses. Ils sont généralement plus pauvres en fibres et en nutriments essentiels.
Une consommation régulière de ces aliments est associée à un risque accru de surpoids, d'obésité, de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires. À l'inverse, privilégier des aliments bruts ou peu transformés permet de bénéficier d'un meilleur apport en fibres, vitamines et minéraux, essentiels au bon fonctionnement de l'organisme.
Cuisiner davantage à partir de produits simples est un bon moyen de mieux maîtriser la qualité de son alimentation, tout en retrouvant le goût des aliments naturels et le plaisir de préparer ses repas.
Choisir des produits de saison et locaux
Choisir des fruits et légumes de saison présente de nombreux avantages. Ils sont généralement plus savoureux, plus riches en vitamines et nécessitent moins de ressources pour leur production. Contrairement aux produits cultivés sous serre chauffée ou importés de très loin, ils ont une empreinte environnementale plus faible.
Pour faire le plein de produits frais, privilégiez les marchés, les AMAP (Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne), les magasins de producteurs ou encore la vente directe à la ferme. Ces circuits courts permettent de consommer des aliments de qualité tout en adoptant une démarche plus responsable.
Réduire son exposition aux pesticides
L'alimentation constitue l'une des principales voies d'exposition aux résidus de pesticides. Sans renoncer aux fruits et légumes, il est toutefois possible de réduire cette exposition en adoptant quelques gestes simples. Laver soigneusement les fruits et légumes, les éplucher lorsque cela est possible et varier son alimentation permettent de limiter la présence de résidus dans l'assiette. Enfin, lorsque cela est possible, choisir des produits issus de l'agriculture biologique peut également contribuer à réduire l'exposition à certains pesticides.
Le saviez-vous ?
→ 80 % des produits présents en supermarché sont transformés ou ultra-transformés.
→ Consommer 5 fruits et légumes par jour, contre seulement 2, réduit de 35 % le risque de décès par maladie respiratoire.
→ L'alimentation représente environ un quart de l'empreinte carbone d'un ménage.