Les troubles du sommeil se divisent en trois catégories : insomnies, hypersomnies et parasomnies. Les parasomnies sont peu connues, bien que plus courantes qu’on ne l’imagine, avec des manifestations comme le syndrome de la tête qui explose, les hallucinations hypnopompiques, les terreurs nocturnes et le somnambulisme.
Des troubles nocturnes…
Les parasomnies se produisent le plus souvent durant les phases de sommeil lent profond et de sommeil paradoxal. Les manifestations durant le sommeil lent profond sont le somnambulisme, le bruxisme, la somniloquie, les terreurs nocturnes, l’énurésie, les éveils confusionnels...
Durant le sommeil paradoxal, nous pouvons recenser des mouvements violents, des bruits non articulés, des comportements sexuels inconscients ou des paralysies du sommeil. C’est durant cette phase que se produisent les rêves et l’état hypnopompique : cet état provoque une grande confusion chez la personne qui ne sait plus distinguer ses rêves de la réalité.
Durant la phase d’endormissement, d’autres parasomnies peuvent survenir, comme le syndrome de la tête qui explose qui provoque des hallucinations auditives (bruit d’explosion ou de porte qui claque) et visuelles (flash lumineux). Ce trouble n’est pas dangereux, mais peut mener à une anxiété du coucher qui altère la qualité de vie.
… qui nuisent à nos journées
Les parasomnies n’épargnent personne : elles peuvent nuire au développement psychosocial (les adolescents, par exemple, perdent de la matière grise en cas de sommeil insuffisant !) et à votre bien-être quotidien. Anxiété, fatigue chronique, frustration, irritabilité...
Le manque de sommeil peut aller jusqu’à affecter vos relations sociales et votre vie professionnelle. Pour lutter contre ces troubles du sommeil, il faut avoir une bonne hygiène d’endormissement (horaires fixes, chambre calme, température plus basse que dans les pièces de vie, arrêt des écrans au moins 2 heures avant de dormir).
La relaxation peut aider, ainsi que la thérapie cognitivo-comportementale (TCC). Mais il faut parfois en passer par la prise d’anxyolitiques.
Source : Bonne Santé Mutualiste