Jusqu’à maintenant, on accordait aux agrumes les mérites de leur teneur en vitamines, de leur jus et de leur goût. Le résultat d’une toute récente étude américaine ajoute désormais une vertu aux citrons, oranges, limes, pamplemousses, clémentines…
Prenez une orange, épluchez-la, sentez sa fraîcheur dans votre bouche, la pulpe qui explose libérant son jus, et pensez qu’en plus de ce plaisir gustatif, elle vous apporte aussi un bouclier anti-dépression.
C’est la traduction gourmande que nous faisons de l’étude conduite par l’équipe du Dr Raaj Mehta de la Harvard Medical School, qui révèle qu’une consommation régulière d’agrumes constitue un facteur protecteur contre la dépression.
Le secret caché des agrumes
Qualifié de découverte nutritionnelle majeure, le résultat scientifique de l’étude précise que les oranges diminueraient de 22 % le risque de dépression.
L’étude longitudinale a suivi selon un protocole rigoureux plus de 100 000 femmes sur plusieurs décennies, livrant à son issue des conclusions solides et fiables.
Les flavonoïdes, au départ d’un processus naturel
Bourrés de flavonoïdes, les agrumes ingérés délivrent leurs composés naturels dotés de propriétés anti-inflammatoires. Ils agissent alors directement sur le microbiote intestinal*, en développant la production de la bactérie Faecalibacterium prausnitzii qui provoque un effet favorable et stabilisant sur l’humeur. Cette bactérie joue un rôle primordial dans la production de neurotransmetteurs essentiels dont la sérotonine et la dopamine, molécules régulant l’humeur.
Et les autres fruits ?
Seuls les agrumes posséderaient d’évidentes propriétés protectrices sur la santé mentale. Aucun impact comparable n’a été décelé pour les pommes, pour les poires, ni même pour la banane, fruit le plus consommé au monde. Dès lors, des voix et avis de nutritionnistes s’élèvent pour vanter le régime méditerranéen dans lequel les agrumes sont très présents. En conclusion, si l’étude décrite définit clairement les agrumes comme rempart à la dépression, il faut noter que les 25 kilogrammes consommés annuellement dans une famille de quatre personnes sont chargés de pesticides, pas réellement bons pour la santé...
Source : Bonne Santé Mutualiste