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Le handicap : au-delà des idées reçues

26 janvier 2026 par
Votre Mutuelle

Il y a mille façons de définir le mot handicap. Prenons la définition de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) qui dit :  Est handicapée toute personne dont l’intégrité physique ou mentale est passagèrement ou définitivement diminuée, soit congénitalement, soit sous l’effet de l’âge ou d’un accident, en sorte que son autonomie, son aptitude à fréquenter l’école ou à occuper un emploi s’en trouvent compromises.


La loi du 11 février 2005 reconnait différents types de handicap

  • Handicap moteur : ce handicap va limiter certaines fonctions physiques d’un individu, par les troubles de la dextérité : la paralysie par exemple. En général, cela entraine une atteinte partielle ou totale de la motricité. Il peut survenir à la suite d’une maladie, d’un accident ou de complications génétiques.
  • Handicap sensoriel : qui touche l’audition et la vue. Les personnes sont atteintes de surdité (plus ou moins légère) ou peuvent être reconnues déficientes visuelle (aveugles, mal-voyants)
  • Handicap mental : la personne rencontre des difficultés de conceptualisation, de réflexion, de décision ou de communication
  • Handicap cognitif : on appelle trouble cognitif, toute altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions cognitives résultant d’un dysfonctionnement cérébral, quelle qu’en soit la cause.
  • Handicap psychique : il regroupe un ensemble de pathologies qui touche le psychisme : les psychoses, la dépression, les névroses, les dépendances... Généralement, ce handicap est chronique et empêche la personne malade de mener une vie ordinaire.


La France dispose d’un cadre législatif solide, grâce notamment, à la loi du 11 février 2005, qui impose l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes en situation de handicap. Cette loi introduit un droit à compensation du handicap, à l’obligation d’accessibilité, à l’accès à l’école pour tous et à l’insertion professionnelle.


Qu’en est-il 20 ans plus tard ?

On peut dire que la situation s’est améliorée, mais il y a encore des personnes handicapées qui continuent d’être exclues, marginalisées et discriminées.


Le premier conseil que nous pouvons donner est la nécessité de se rapprocher des Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH). C’est le guichet unique d’accès aux droits et aux prestations pour les enfants et les adultes. Elles sont présentes dans chaque département.

Leurs missions sont nombreuses mais les principales sont d’accueillir, d’informer, d’accompagner et d’assurer l’organisation et le fonctionnement des équipes pluridisciplinaires d’évaluation. Elles assurent aussi l’organisation du fonctionnement des commissions des droits et de l’autonomie, qui décident des aides possibles et assurent la mise en place des décisions prises. Leurs rôles sont primordiaux pour aider la personne en situation de handicap à mieux vivre.


Les principales aides possibles peuvent être humaines, financières, techniques (comme l’aménagement du logement et du véhicule), ou encore animalières :

  • AAH – l’allocation aux adultes handicapés
  • AEEH – l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé
  • PCH – Prestation de compensation du handicap
  • CMI – Carte mobilité inclusion : mention priorité, invalidité, stationnement
  • L’aide à la formation dans le cadre du parcours vers l’emploi
  • AJPA – Le congé de proche aidant et l’allocation journalière de proche aidant
  • Ma Prime Adpat’ – l’aide pour adapter son logement



Vers plus d'inclusivité

Aujourd’hui, la société doit travailler, pour encore plus d’inclusivité, qui passe d’abord par une évolution des attitudes et des regards, pour une vraie transformation globale de la société. Les évolutions pourraient être :

  • Une accessibilité universelle – bâtiments, transports, documents lisibles
  • Une meilleure prise en compte des handicaps invisibles
  • La participation des personnes concernées impliquées dans les décisions qui les concernent
  • Développer la sensibilisation pour comprendre les différents handicap pour réduire les peurs et améliorer la vie en société
  • Aider l’innovation technologique – les applications d’aide à la communication, l’exosquelettes, les nouvelles prothèses, une domotique adaptée


Pour retrouver toutes les informations nécessaires, nous vous invitons à suivre le lien suivant : Mon Parcours Handicap, au service des personnes handicapées et de leurs aidants



VRAI /FAUX : Idées reçues


1 - Le handicap est rare et concerne peu de personnes. FAUX

Selon le Ministère de l’action et des comptes publics, 12 millions de français sont en situation de handicap en France, dont 80 % avec un handicap invisible, soit un français.e sur 6.


2 – Une personne en situation de handicap a forcément un statut de travailleur handicapé ?  FAUX

Le statut de « travailleur handicap » est un statut qui s’obtient auprès de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées). C’est une démarche volontaire, personnelle et confidentielle. Il n’y a aucune obligation de le demander. Sur les 12 millions de personnes handicapées en France, seule 5,5 millions ont déclaré leur statut de travailleur handicap.


3 – Il est possible de stationner sur une place handicapée, si c’est de courte durée ? FAUX

On a tous vu le slogan « si tu prends ma place, prends aussi mon handicap ». Il est absolument interdit de se garer sur une place handicapée, quelle que soit la durée. C’est passible d’une amende de 135 euros. Il faut savoir que ces emplacements représentent que 2% des emplacements dédiés au stationnement. Elles sont nécessaires pour que les personnes concernées puissent se garer le plus proche possible des lieux de leur intérêt.



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