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MOVEMBER – Focus sur les cancers masculins

7 novembre 2025 par
Votre Mutuelle

Chaque mois de novembre, le mouvement Movember invite les hommes du monde entier à laisser pousser leur moustache pour une cause essentielle : la prévention et la sensibilisation aux cancers masculins, notamment ceux de la prostate et des testicules, ainsi qu’à la santé mentale.

Au-delà du symbole, Movember rappelle l’importance du dépistage, du dialogue et de la prise en charge précoce.

À travers ce quiz, nous vous proposons de tester vos connaissances sur la santé masculine et de découvrir les bons réflexes à adopter pour la préserver.


Focus sur Movember

1 – D’après vous, c’est quoi MOVEMBER ?

  • Une fondation
  • Une blague partie en 2024, d’Australie, qui demande aux hommes de se laisser pousser la moustache en novembre
  • Une action de sensibilisation autour de la santé masculine
  • Les trois


Réponse : Les trois !

Le but premier est de sensibiliser l'opinion sur des problèmes de santé masculine peu abordés en général, ainsi que de récolter des dons pour aider la recherche médicale.

Les problèmes de santé masculine mis en avant sont :

>> Les cancers de la prostate et des testicules

>> La santé mentale, très en lien avec la pression sociale et les stéréotypes sur la virilité



2 - Connaissez-vous l’action de communication liée à Movember, pour permettre de lutter contre les maladies masculines ?

  • Se teindre les cheveux en bleu
  • Se laisser pousser la moustache
  • Se raser les cheveux


Réponse : Se laisser pousser la moustache

Se laisser pousser la moustache en novembre, pour un homme, c'est afficher le soutien à la santé masculine et à un monde en bonne santé. Elle permet d’engager la conversation sur la santé masculine, de sensibiliser sur les bons gestes à avoir et les actions de prévention possibles.


Le cancer de la prostate

3 - Savez-vous combien, chaque année, il est dénombré de nouveaux cas d’hommes, touchés par le cancer de la prostate ?

  • Autour de 11 000
  • Autour de 51 000
  • Autour de 71 000


Réponse : Autour de 71 000

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez les hommes. Il est rare avant 50 ans et survient le plus souvent après 65 ans. Les hommes ayant des antécédents familiaux de cancer de la prostate sont plus fréquemment atteints. 

Il constitue la 3ème cause de décès chez les hommes. Selon les statistiques, on diagnostique ce cancer chez 1 homme sur 8. On retrouve ces mêmes chiffres pour le cancer du sein, chez la femme. 

Grâce à l’amélioration des traitements et le dépistage précoce, la mortalité ne cesse de diminuer depuis les années 90. Le cancer de la prostate est l’un des cancers avec la meilleure survie.



4 – Savez vous quels sont les deux examens couramment effectués dans le cadre d’un premier dépistage ?

• Une prise de sang pour mesurer le taux de PSA (Prostate Specitic Antigen)

• Une analyse d’urine

• Un toucher rectal

• Une analyse de sperme


Réponse : Une prise de sang et un toucher rectal




- PRÉVENTION -

Parlons des premiers symptômes qui doivent alerter !

Tout le monde ne ressent pas les symptômes du cancer de la prostate. Il arrive souvent que les signes d'un cancer de la prostate soient décelés en premier par un médecin lors d'un examen médical de routine.


Toutefois, certains hommes remarqueront des changements dans leur fonction urinaire ou sexuelle susceptibles d'indiquer la présence d'un cancer de la prostate. Ces symptômes comprennent :

  • Un besoin fréquent d'uriner, notamment la nuit
  • Des difficultés à commencer à uriner ou à se retenir d'uriner
  • Un flux d'urine faible ou interrompu
  • Une urination douloureuse ou qui brûle
  • Des difficultés à avoir une érection
  • Une éjaculation douloureuse
  • Une présence de sang dans l'urine ou le sperme
  • Une douleur ou une raideur fréquente dans le bas du dos, les hanches, ou le haut des cuisses


Ce qu’il faut savoir sur le dépistage

Aujourd’hui, le bénéfice du dépistage du cancer de la prostate n’est pas clairement démontré : il n’est pas certain que ce dépistage permette d’éviter des décès liés au cancer de la prostate. Les deux plus grandes études scientifiques internationales présentent des conclusions contradictoires sur ce point. C’est pourquoi, en France et à l’étranger, aucune autorité de santé ne recommande le dépistage systématique du cancer de la prostate par dosage du PSA chez les hommes sans symptôme. Il n’existe donc pas, comme pour les femmes et le cancer du sein, le dépistage généralisé.


Ce qu’il faut savoir sur les facteurs de risque établis

  • L’avancée dans l’âge est le principal facteur de risque de cancer de la prostate.
  • Certaines populations sont plus exposées, comme les hommes d’origine africaine (notamment afro-antillaise). Ils ont plus de risque de développer un cancer de la prostate, que les personnes de type caucasien.
  • L’obésité ainsi qu'une alimentation déséquilibrée, avec une consommation importante de graisses saturées et animales et une faible consommation de fruits et légumes.
  • Les antécédents familiaux.
  • L’exposition professionnelle aux pesticides, qui est un risque désormais reconnu.

Le cancer des testicules

5 - Savez-vous combien, chaque année, il est dénombré de nouveaux cas d’hommes, touchés par le cancer des testicules ?

  • Autour de 2 700
  • Autour de 4 700
  • Autour de 6 700


Réponse : Autour de 2 700

C’est le cancer le plus répandu chez les jeunes hommes. Il touche principalement les hommes âgés de 15 à 45 ans. Le pronostic de survie de ce cancer est très bon puisqu’on estime qu’environ 93 % des personnes atteintes survivent à cinq ans.

Il n'existe pas de dépistage du cancer des testicules, comme cela peut se produire pour d'autres types de pathologie qui bénéficient d’un dépistage généralisé.


Le dépistage possible

L’autopalpation régulière permet de détecter rapidement une anomalie et de la traiter sans tarder (sans que cela ne soit nécessairement un cancer). Le cancer du testicule peut être dépisté par le sujet lui-même. L'homme doit palper ses testicules, une fois par mois environ, après un bain ou une douche chaude. Ceci a pour effet d'assouplir la peau au niveau des bourses.

Elle peut être suivie, après un rendez-vous avec un médecin généraliste, qui effectuera un examen clinique :

>> D’une échographie : qui permet de visualiser les testicules et le scrotum.

>> D’une analyse de sang : qui détecte les protéines fabriquées par les cellules cancéreuses du testicule.


Ce qu’il faut savoir sur les facteurs de risque établis

>> L’âge : Le cancer du testicule touche le plus souvent les hommes entre 15 et 35 ans.

>> L’origine : le cancer des testicules est plus fréquent chez les personnes caucasiennes.

>> Les testicules non descendus : les testicules se forment dans l'abdomen du fœtus pendant la grossesse et descendent généralement dans le scrotum avant la naissance. Les testicules qui ne descendent pas peuvent nécessiter une intervention chirurgicale. Le fait d'être né avec cette anomalie, appelée la cryptorchidie, est un facteur de risque de cancer des testicules, même après l'opération.

>> Les antécédents familiaux : un homme est plus susceptible de développer un cancer du testicule si un membre de sa famille biologique en a été atteint ou s'il en a déjà eu un.


La santé mentale

« En règle générale, les hommes se soignent moins bien que les femmes, en particulier quand il s'agit de santé mentale. C'est d'ailleurs le seul sujet sur lequel les stéréotypes de genre jouent en défaveur des hommes. Statistiquement, les hommes consultent moins de psychologues et sont plus concernés par un certain nombre d'addictions, dont l'alcool. Or, l'alcool agit comme un masque qui retarde la prise en charge du patient, voire la complique, car c'est un facteur de risque de passage à l'acte suicidaire.  L'une des raisons qui peut expliquer cela, c'est le rapport à l'intime. Dans les représentations genrées du masculin, parler spontanément de son intimité n'est pas valorisant.». 

Vincent LAPIERRE psychologue et directeur du Centre de prévention du suicide à Paris.


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