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Mettre, partout, fin aux harcèlements

Vie de la Mutuelle | Publié le 06 mai 2021

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De l’école au travail, de la rue aux réseaux sociaux, dans les milieux sportifs et jusqu’aux structures associatives et d’aide sociale, les comportements de harcèlement sont, désormais, mis au jour et dénoncés. Longtemps passé sous silence, le harcèlement est bel et bien un fléau social et sanitaire dont l’ensemble du pays doit de saisir.

On sait bien le reconnaître maintenant : le harcèlement est une violence caractérisée par la répétitivité et qui implique la dégradation des conditions de vie de la victime. La violence peut prendre différentes formes : verbale, physique ou psychologique.   Ces propos ou comportements ont des conséquences sur la santé physique ou mentale de la personne harcelée.

 

Le harcèlement enfin reconnu sous toutes ses formes

Toutes les formes de harcèlement sont punies par la loi  : actes ou propos vexatoires, menaces, injures ou propos obscènes, harcèlement téléphonique, SMS ou e-mails malveillants, visites au domicile ou sur le lieu de travail.   La notion de harcèlement est retenue quels que soient les rapports entre l’auteur et la victime  : collègues, voisins, élèves, anonymes, mais aussi au sein d’un couple. La justice tient compte de la fréquence et de la teneur des actes, mais il n’y a pas de “petit harcèlement” dès lors qu’il altère les conditions de vie.   Les policiers et gendarmes ont obligation de recevoir les plaintes.

 

Une altération durable de la santé

Le harcèlement a des conséquences immédiates sur le moral, mais pas seulement  : troubles du sommeil, brûlures d’estomac, hypertension artérielle, douleurs musculaires, fatigue, consommation d’alcool ou de psychotropes.   Quand la situation dure, et sans soutien, ces symptômes peuvent mener à de graves dépressions, des conduites addictives, des tendances suicidaires pouvant aller jusqu’au passage à l’acte. Le harcèlement a des effets secondaires, même longtemps après.  

 

EN CHIFFRES

  • 1 enfant sur 10 est victime de harcèlement scolaire : 12 % en primaire, 10 %  au collège, 4 % au lycée.   (Observatoire de  la Santé).
  • 3 salariés sur 10 sont victimes de harcèlement moral au travail.
  • Les adultes harcelés cherchent un  soutien auprès des syndicats (40 %), du  médecin du travail (39 %), des collègues (37 %), du DRH (19 %).   (Statistique Hirigoyen)

D’après une étude des universités de Lancaster (Royaume-Uni), Wollongong et Sydney (Australie), avoir souffert d’intimidation à l’école augmente de 40  %  le risque d’être  victime d’une maladie mentale à l’âge de 25  ans. Il augmente de 35  % la probabilité d’être au chômage à 25  ans car il altère durablement l’estime de soi.   Chez l’adulte, selon l’étude Pezé, le harcèlement se traduit pour 60,6  % des personnes par une maladie longue durée. La deuxième conséquence notable est la déqualification (18,1  %), puis viennent le licenciement pour faute (5,3  %), la démission (3,2  %), et enfin les départs négociés, les mises en invalidité et les révocations. Autant dire que les victimes trinquent doublement.

 

Un marqueur de dysfonctionnements

Le harcèlement est le produit de rapports sociaux dans un contexte donné, qu’il s’agisse d’enfants dans une cour de récré, de réseaux sociaux, de collègues, etc. Il est aussi le marqueur de dysfonctionnements.   On se souvient des méthodes de management chez Orange et Renault. On a vu plus récemment que les start-up réunissaient aussi de bonnes conditions de harcèlement et d’exploitation, les deux allant souvent ensemble. Avec le harcèlement scolaire, on constate que notre  école reste discriminante et inégalitaire. Avec le mouvement #metoo, le harcèlement montre que nos sociétés sont sexistes, misogynes, patriarcales.   Plus d’un quart des femmes harcelées subissent des techniques de harcèlement sexistes. Mais nos sociétés semblent prêtes à ce que cela cesse  !

 

LE SAVIEZ-VOUS ?

Une enquête de l’inspection médicale du travail pour la région PACA a montré que les secteurs les plus touchés par le harcèlement moral au travail ne sont pas nécessairement ceux auxquels on pense. Les plus touchés sont le commerce (29,9 % des cas), les services (20 %) et le secteur de la santé et des activités sociales (18,8 %) ! Bref, les secteurs où l’humain est censé être au centre des préoccupations…

En cas d’harcèlement, contactez le :

  • N° Vert “Non au harcèlement” : 3020 > Ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 20 h et le samedi de 9 h à 18 h (sauf les jours fériés)
  • N° Vert “Net Écoute” (si le harcèlement a lieu sur Internet) : 3018 > Gratuit, anonyme, confidentiel et ouvert du lundi au vendredi de 9h à 19h

 

Enfin sachez qu’en cas d’harcèlement dans le milieu sportif, l’association Colosse aux pieds d’argiles accompagne les victimes de violences sexuelles, de bizutage et de harcèlement.

 

Texte : Bonne Santé Magazine


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